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Samedi 30 septembre 2006 6 30 09 2006 11:41


Autant le Tsunami de décembre 2004 a montré au monde l’extraordinaire capacité de mobilisation des medias, autant la crise du Darfour, la famine au Niger ou encore les tremblements de terre pakistanais ont dévoilé l’extraordinaire capacité de négligence des medias.
 

Aujourd’hui, pour qu’un phénomène attire les médias il doit remplir un certain nombre de conditions :
- être la cause d’un grand nombre de morts,
- toucher une population de même type que celle qui constitue l’audience (région touristique),
- être responsable d’une souffrance chez les enfants les plus jeunes possibles,
- donner la possibilité de rapporter des images spectaculaires et des témoignages empoignants,
- avoir une implication dans la politique étrangère, économique et stratégique pour le pays du media
- être un phénomène très simple, tant à expliquer qu’à comprendre.
 

Le journalisme d’aujourd’hui, notamment suite à la réduction du temps accordé à l’international du fait que la population cible se sent moins concernée, est un journalisme réducteur. Ainsi, on décrit les crises, quand elles sont sélectionnées par les rédactions, sans les expliquer et sans les replacer dans le contexte ni analyser les causes et leurs conséquences à long terme. Par exemple, on couvrira une famine en switchant les problèmes de malnutrition et d’agriculture. Bref, on arrive à la mise en place d’une routine journalistique universelle basée sur la nouveauté et son caractère brutal. On observe en général dans les journaux télévisés la présence d’un unique gros titre style « l’Irak », « la grippe aviaire » ou encore « le CPE ». En effet, si l’on part du principe que trop d’info tue l’info, que si l’on parle de tout on arrive à une indigestion informative, les medias doivent avoir un moyen de sélection drastique.
 

Seulement la presse ne peut réduire ses infos et avoir la prétention de couvrir le monde. Autant les medias ont la responsabilité d’informer, autant devrait s’installer dans l’éthique journalistique du nouveau millénaire une responsabilité de protéger : anticiper, prévenir et investir dans des enquêtes à long terme afin de ne pas pratiquer l’indifférence, volontaire ou non, face à des génocides. Nos télé permettent de gagner des voyages de rêves aux téléspectateurs en envoyant des SMS mais les rédactions refusent de payer un billet d’avion à leurs journalistes pour couvrir un génocide. Il est temps je pense de couvrir autrement l’Afrique et le Sud-Est asiatique : reprendre du journalisme d’investigation sur les politiques extérieures des pays occidentaux, sur la logique des institutions d’états et financières internationales et la corruption, sur les réseaux parallèles, sur les stratégies d’entreprise... C’est avec plus de transparence qu’on aboutira à une meilleure gouvernance mondiale. Mais au fait, que cherchent les pays européens : veut-on le développement de l’Afrique ou sa survie ?
 

On peut aussi penser l’intérêt de certains gouvernements à restreindre ce type d’information pour des raisons simples : en absence de couverture médiatique rien n’oblige l’envoi d’aide humanitaire qu’elle soit financière, matérielle ou humaine, et rien n’oblige à montrer que le gouvernement n’est pas suffisamment bien renseigner, souvent par défaut d’intérêt, sur ce sujet. Pourtant c’est la somme de ces crises, de ces famines, de ces génocides qui doit affûter notre politique étrangère mais aussi notre politique intérieure du fait des flux migratoires engendrés.
 

A l’heure où il existe de multiples associations humanitaires, j’ai la conviction que toutes ont leur rôle à jouer. A l’image de Médecins Sans Frontières qui désire ne prendre aucun parti dans la politique extérieure, à l’image de Médecins du Monde, qui au contraire, s’impliquent politiquement au niveau international et national (on l’a vu avec les tentes pour les sans domiciles parisiens). Chacune d’elle a des attentes différentes du « grand cirque » médiatique, sa battant entre la couverture et la récupération, mais il est grand temps que nos concitoyens se sentent plus concernés par ce qui se passe aux portes de l’Union Européenne.

 

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Humanitaire
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 09 2006 22:31


Dimanche dernier, Bernard Kouchner était invité dans « On n’est pas couché » présenté par Laurent Ruquier. Lors d’un débat avec Eric Zemmour, l’ex administrateur du KOSOVO en pleine forme a rappelé qu’il avait refusé d’être ministre de Raffarin et a précisé son attachement au Parti Socialiste en dénonçant les nombreux procès d’intention dont il est l’accusé ; « Alors me faites pas chier » dit-il.

Il s’est expliqué sur quelques mesures et propos passés. Par exemple, il a commencé par rappeler qu’il a dénoncé dès l’époque « l’architecture inhumaine des cités dortoirs » et a reconnut la responsabilité de son gouvernement. Cette remarque est en rapport direct à mon sens avec la théorie actuelle sarkosiste de suppression de la carte scolaire. En effet, même si celle-ci a besoin d’être réactualisée urgemment puisqu’elle est basée sur des critères démographiques des années 60, l’urgence pour favoriser la mixité sociale au sein des établissements scolaires est surtout de rétablir une mixité sociale stricte. La loi des 20% de logements sociaux par commune est une bonne avancée théorique mais non suffisamment appliquées par manque de conviction et de répression. D’ailleurs, en elle-même elle n’exclut pas le parcage des citoyens défavorisés dans des quartiers périphériques des villes, même si dans la théorie elle minimise les phénomènes de banlieues. C’est pourquoi il me semblerait utile de pratiquer cette loi à l’échelle des quartiers, et même sur les constructions à venir : chaque promoteur immobilier responsable d’une neo-construction de moyenne ou grande échelle serait obligé de concevoir en ses murs 20% d’appartements ou logements sociaux. Certaines villes pratiquent déjà ce projet sous forme détournée comme la mairie de La Rochelle qui construit des logements sociaux en plein cœur de la ville à la place de l’ancienne caserne militaire.

L’ex ministre de la santé a défendu un de ses vieux combats qu’est le droit d’ingérence de l’ONU, c’est à dire de l’ensemble des nations, que l’on compare à tort avec le n eo-colonialisme. D’ailleurs, j’ai la conviction que le vrai neo-colonialisme est plutôt l’œuvre de la politique françafricaine chiraquienne (donc par définition de l’UMP) au Chad ou encore celle du Parti Socialiste qui envoie des députés français proches d’Emmanuelli se présenter aux élections présidentielles ivoiriennes. Bernard Kouchner annonce que « protéger un peuple, une communauté ou même un homme qui serait menacé de massacre est ce que l’on a apporté de mieux à l’histoire international ces temps ci » et rappelle les faits avec trois exemples : la Bosnie pour laquelle l’intervention internationale a été trop tardive où on a compté 250 000 victimes ; Sarajevo où l’intervention a été plus précoce mais tout de même trop tardive où l’on a compté 15 000 morts ; et enfin, la Macédoine, le plus récent, où le droit d’ingérence a été pris par la communauté internationale à titre préventif sous forme d’un déploiement de 800 casques bleus, qui n’a subit aucune guerre. Il a également félicité l’ONU, par l’intermédiaire du président de la République, d’être intervenu au Liban.

Le gastro-entérologue a une nouvelle fois fait part de son énervement contre ses détracteurs qui critiquent sa position sur la guerre en Irak sur des thèses médiatiques infondées et qui n’ont pas lu l’information à sa source, c'est-à-dire son article « Non à la guerre, non à Saddam ». Il y exposait qu’il était pour une intervention de la communauté internationale au nom des droits de l’homme mais à aucun moment il n’a appuyé la façon dont l’intervention américano-américaine s’est déroulée, autant dans le principe que dans les faits.

Il ajoute que « si l’on veut que le partage soit équitable, il faut repenser les termes de ce partage » appelant ainsi les français a une plus grosse prise de conscience sur le monde. Car en effet, s’il existe de nombreuses inégalités en France, il en existe de plus grosses à l’échelle mondiale. Et la France a un rôle à jouer dans cette organisation mondiale, et elle en a besoin. Les chroniqueurs de France 2 lui ont reproché de trop comparer les pays la situation économique est défavorable avec notre situation à nous, mais avec la mondialisation on tend à cet équilibre dans un avenir plus ou moins proche. En effet, « les pauvres font irruption chez nous », qu’il s’agisse de la hausse du chômage, du nombre croissant d’exclus sociaux, mais également de l’immigration. Si l’on prend en compte ce constat, alors on commence à entrapercevoir la réalité mondaine. Nous nous battons pour garder nos acquis sociaux, très légitimement, mais Bernard Kouchner est, et je le suis aussi, convaincu qu’il est désormais nécessaire de partager différemment, non pas de régresser socialement mais d’abandonner une partie ne serait-ce qu’infime de nos acquis au profit du tiers monde. Partager différemment, penser différemment. Il ajoute que « toutes ces missions incombent à la gauche ».

Il revient sur d’autres propositions sur lesquelles je partage ses opinions, notamment sur la retraite à 67 ans et la fin de certains régimes spéciaux, ou encore le service civil « au bas de son immeuble, dans la ville, à côté et à l’autre bout du monde » qu’il défend depuis une trentaine d’années maintenant, qui favoriserait encore une fois la mixité sociale et renforcerait la maxime « c’est en découvrant les autres que l’on se comprend mieux soi-même ».

Il propose ensuite « d’attribuer aux femmes la place qui leur revient : la première », en prenant pour exemple les attaques machistes passées de Ségolène Royal en prenant bien soin de mettre à l’écart ses amitiés politiques (ou inamitiés). Pour ma part, je trouve cette phrase très belle, mais trop radicale dans les faits, ou plus exactement trop accessible à certaines dérives. Je me prononce bien évidemment pour l’égalité des sexes mais je crois encore plus à l’égalité des compétences. Quand on instaure une loi qui impose une égalité de candidat homme/femme à des élections on ne favorise pas l’égalité mais on impose arbitrairement un choix aux partis. La véritable égalité est qu’une femme et un homme ait la même chance d’être candidat à des élections quand ils ont la même compétence. Autre thème, même phénomène : l’instauration de quotas et la discrimination positive.

 

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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Dimanche 27 août 2006 7 27 08 2006 01:28

l'image parfaite
Vidéo envoyée par kaya666


" Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. "
Victor HUGO
Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Promotion de la santé
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Vendredi 25 août 2006 5 25 08 2006 11:22

Iam - La fin de leur monde
Vidéo envoyée par dagar


Notre voie est notre voix : en 2007, VOTEZ !!!

Démarche pour s'inscrire sur les listes électorales :

Où s'adresser : à la mairie de notre domicile

Pièces à fournir :
- pièce d'identité,
- justificatif de domicile,
- attestation parentale si la personne habitechez ses parents

Il est possible d'être d'office sur les listes électorales et de voter la même année lorsque :
- on atteint les 18 ans entre le 1er mars de l'année en cours et le 28 février de l'année suivante,
- on est naturalisé français après le 1er janvier,
- on recouvre l'exercice du droit de vote après le 1er janvier

Précautions à prendre :
les fichiers de jeunes de 18 ans pouvant être actuellement incomplets, il est préférable de se renseigner auprès de notre mairie pour vérifier que nous sommes bien inscrits.

Attention, on ne reçoit pas de notification de notre inscription.

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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Jeudi 24 août 2006 4 24 08 2006 13:39
"Le Bonheur des Mômes" fête ses 15 ans en 2006 du 20 au 25 août au grand Bornan !!!

Le Festival “le plus tendre de l'été” a 15 ans et cet anniversaire-là, nous avions envie de le fêter avec vous ! Si le “Bonheur des Mômes” a grandi, c'est avant tout grâce au public généreux et enthousiaste, qui nous a toujours suivi dans cette belle aventure. Une aventure placée sous le signe de la tolérance et de l'ouverture aux univers artistiques les plus variés : iconoclaste et parfois irrévérencieux, festif sans oublier de faire réfléchir.... le Festival n'est décidément ni aseptisé, ni politiquement correct !

Alors, pour cette édition un peu spéciale, nous inviterons quelques-unes des compagnies qui ont marqué l'histoire du Festival et auront contribué à lui donner ce petit supplément d'âme... Nous nous pencherons aussi sur le thème de l'environnement qui nous préoccupe tous avec le “fil vert” : “Touche pas à ma planète !”. La mondialisation et la consommation effrénée qui en découlent bouleversent profondément nos vies (les animations sont gratuites, pas de vendeurs de barres chocolatées, glaces et autres...). Là, tout près de nous, ou ailleurs, l'urbanisation galopante détruit les paysages et la pollution entraîne des dégâts irréversibles. Nos enfants sont très sensibles à la question du respect de l'environnement... Et si on les écoutait ?

Alain BENZONI
Directeur artistique

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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