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La précarité et la déréglementation du travail comme critère de la compétitivité transforment notre société en l’individualisant, rendant ainsi toute activité collective difficile. Chacun vit sa vie sans se soucier des autres et l’on arrive à une parodie de démocratie par abandon du civisme collectif et de l’implication dans les choix politiques. En effet, dans nos démocraties européennes, les gouvernements censés déterminer, selon les vo
lontés du peuple, l’orientation que doit prendre la collectivité, devient un gestionnaire administratif et économique, un manager. Dans un pays où l’on vit relativement bien et libre, comme le notre, les citoyens se demandent quel intérêt de fournir des efforts politiques. Il est bien plus facile de se laisser dériver mais nos rêves sont étroits. Quand je me retourne vers les autres, les SMICards, les chômeurs, les RMIstes, les Common Poeple quoi, je me sens coupable et j’ai une rage d’envie de changer les choses, de redonner une perspective collective à la société, d’avancer dans la construction d’une société plus humaine, plus agréable, plus équitable. Une société plus humaine qu’est ce que c’est ? C’est enfin la mise en application des valeurs humaines, celles de la DDHC de 1948, celles de notre pays : Liberté, Egalité, Fraternité, philosophies prêtes à porter vite consommées à l’époque puis délaissée au profit du progrès technique et économique. Cela ne veut pas dire remettre en cause notre système économique, mais l’adapter aux principes d’égalité et d’entraide plutôt qu’à la recherche de profits. Nombreux sont ceux qui disent que cette recherche de profit est dans la nature humaine, dans la nature animale ; mais dire cela n’est qu’un prétexte de plus à l’inaction. Sartre a dit : « Il n’y a pas de nature humaine : l’humanité se redéfinit en permanence par ses actes. ».
Ce renouveau trouvera sa source avec le développement de la démocratie participative dès l’échelle locale. Il faut rompre avec cette centralisation nationale des idées et des actions qui néglige les particularités locales et individuelles ; sans pour autant décentraliser les moyens, ce qui serait à l’origine même d’inégalités. Entre parenthèse, déconcentration des pouvoirs rime avec diminution du nombre de dévots politiques puisque le pouvoir s’en retrouve partagé. Démocratie directe redonnant aux citoyens leurs rôles politiques de réflexion et d’implication dans la vie sociale menant vers une unité décentralisée mais fédérative. Démocratie souhaitée par tous, mais personne n’en prend l’initiative. Car toujours dans ce principe d’individualisme nous sommes en situation passive ; on attend qu’on nous impose le changement. Il faut qu’on se sente agressé pour réagir : à voir la crise du Contrat Première Embauche et l’auto-rassemblement spontané en assemblées générales, recréation de la démocratie locale, et explosion des adhésions dans les syndicats et partis politiques, de droite comme de gauche.
Cette rénovation sociale passera aussi par la création d’emplois dans des domaines tels que l’économie sociale : associations à but non lucratifs dans les domaines de garde d’enfants, d’aide aux personnes âgées, mutuelles, coopératives, entreprises gérées collectivement et démocratiquement par les employés en fonction de leurs intérêts et non de la direction... Emplois à double financement en ce qui concerne les associations à but non lucratifs : cotisation du bénéficiaire du service et subvention publique possible grâce à la baisse du chômage que ces emplois permettent. Par exemple les crèches associatives pour lesquelles la Caisse d’Allocation Familiale participe en partie au budget. On peut considérer que ce mode de fonctionnement ressemble à du social-libéralisme puisque l’on prend en charge les rôles que l’état abandonne, entraînant une réduction du pouvoir de l’état mise à profit du social. L’état-providence est en déclin, c’est à chaque citoyen de réagir et reprendre le flambeau.
Sortons du rassurant quotidien ; un siècle étrange se réveille devant le fatalisme, la soumission, la peur, l’abandon... c’est le moment d’imaginer une vie meilleure, une société plus humaine !!!
Alors qu’en France l’application des dispositions de la Loi Evin (1991) est insuffisante, après l’Italie et l’Espagne, mardi dernier, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics, sauf dans les bars-tabac en soulignant que « le tabagisme est une cause importante de morbidité et de mortalité prématurée ». Cette idée est consensuelle, à droite comme à gauche. Les Jeunes Radicaux de Gauche vont encore plus loin en interdisant de fumer dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent un lieu de travail, ainsi que dans l’enceinte des établissements d’enseignement et d’éducation ; interdiction accompagnée d’une réelle politique préventive et curative s’appuyant notamment sur la médecine scolaire ainsi que sur celle du travail, actuellement fortement dépourvues par l’action gouvernementale. Pour responsabiliser les fumeurs, le président de l’UMP a également plaidé pour l'introduction d'une franchise forfaitaire trimestrielle sur la consommation de soins, fonction de la situation socio-économique du contribuable. Les exemples de l'Irlande et de l'Italie ont montré que le bannissement du tabac n'avait pas vidé les bars et les restaurants. Au contraire, puisque l'assainissement de ces lieux de divertissement et de rencontre semble avoir incité les gens à s'y rendre davantage et à y demeurer plus longtemps. Les défenseurs des libertés individuelles n’ont pas tardé à répliquer, mais le droit d’échapper à la fumée est-il inférieur à celui de fumer ? Cependant, face à la frilosité des tenanciers des bars, je pense qu’il serait préférable de leur laisser un choix : l’interdiction radicale de fumer dans le bar ou la prise en charge personnelle de travaux d’isolation efficace entre les secteurs fumeurs et non fumeurs, ainsi qu’une aération permettant d’évacuer la fumée directement à l’extérieur.
Mais je pense qu’il faut aller plus loin encore. Aucune solution ne sera réelleme
nt efficace si l’on n’arrive pas à sensibiliser et responsabiliser les citoyens. Ainsi je pense que les médecins devraient se limiter à prescrire uniquement des traitements symptomatiques (et non étiologiques) aux assurés sociaux à comportements à risques pour les pathologies qui découlent de ce dernier. Limitation thérapeutique survenant uniquement après le refus du patient à suivre une prise en charge établie par le médecin de famille ayant pour but d’éradiquer la cause primaire de la pathologie (soit le comportement à risques et les causes de ce comportement) ; or cadre d’une non assistance à personne en péril bien entendu. Ces comportements à risque seraient définis par des négociations entre les associations d’usagers, les syndicats de médecins, l’ordre des médecins, et les experts de la sécurité sociale. Je pense en particulier au tabac, à l’alcool, aux drogues, ou encore à l’obésité... Cette pratique est déjà courante, comme l’est le débranchement de respirateur dans les services de réanimation, alors pour protéger aussi bien les usagers que les praticiens, établissons un cadre légal. Cadre légal qui existe déjà en ce qui concerne les greffes d’organes.
Donnons un exemple concret. Un obèse morbide vient consulter pour un mal de dos et une hypertension artérielle résultant de sa surcharge pondérale excessive. La conduite à tenir est d’établir un traitement symptomatique (antalgiques plus anti-hypertenseurs), puis déterminer les éventuelles causes de l’obésité puis pallier à ce comportement à risques avant d’entreprendre d’autres traitements. Si ce patient refuse la consultation et le suivi d’un nutritionniste, il ne bénéficiera pas de soins supplémentaires. Puis après que fait-on ? On augmente les doses, on prescrit des antalgiques plus puissants, on plonge le patient dans un sommeil artificiel ?
Certains disent que cette mesure défavoriserait les pauvres car les riches peuvent payer. Cet argument est totalement déplacé. Il ne s’agit pas de financement mais d’accès aux soins. Si le praticien refuse les soins, riches et pauvres seront placés devant un pied d’égalité. Si le praticien les accepte, ils le seront toujours grâce à la sécurité sociale. Il n’y a aucune modification sociale du fonctionnement de la médecine dans cette mesure. Enfin, si, bien sûr que si, dans le contexte actuel de remise en cause de la CMU, cette mesure permet de réaliser une économie non négligeable sur des soins répétitifs de coûts non négligeable et ainsi favorise le maintien de la CMU. La personne prenant soin de sa santé sera mieux soigné, dans de meilleures conditions notamment grâce à plus de moyens, et l’usager à comportement à risques prenant la sécurité sociale comme assurance vie sera responsable de la dégradation de son état sanitaire. Je suis entièrement favorable à la liberté individuelle, du moment qu’on l’assume jusqu’au bout. Laisser des citoyens mal soignés parce que d'autres abusent de la sécurité sociale avec leur comportement à risques et leurs petits plaisirs est contraire aux lois de l’humanité !
D’autres clament que cette limitation thérapeutique est illégale. C’est faux. Comme le prévoient le serment d’Hippocrate et la loi Kouchner 2002, le médecin a le droit de choisir ses patients (art. 47 du Code de déontologie médicale prévoit que "hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles). Toutefois il se doit d’exercer son métier sans aucune discrimination. Ici il ne s’agit pas de discrimination mais d’un refus de soins à l’initiative du patient qui refuse de pallier le comportement à risque responsable de sa pathologie. Il ne s’agit pas de refuser des soins à un patient parce qu’il est obèse, mais parce qu’il refuse de prendre en charge efficacement son obésité. Soignez n'est pas dire oui à toutes les requêtes du patient, c'est trouver un compromis entre ce que la médecine juge nécessaire et la volonté du patient.
Je considère cette mesure comme résolvant une part des problèmes liés au tabagisme passif et ceux des problèmes de santé publique liés au manque de financement de la sécurité sociale. Ce dernier point est d’actualité : certains spécialistes sont actuellement en grève car en raison d’une volonté de réaliser des économies, on leur fournit du matériel de moins bonne qualité, ce qui, malgré une amélioration des compétences des praticiens, aboutit à des incertitudes sur les courts et longs termes, potentiellement génératrices de recours à la justice et donc d’augmentation des primes d’assurance. Soyons citoyens, soyons responsables !!!
La politique au fond c’est quoi ? C’est avant tout l’ensemble des réflexions sur des phénomènes de société, son développement, son fonctionnement. elle repose donc sur la notion de collectivité. En résumant, toute personne qui ne pense pas qu’à soi (égoïste, individualiste et j’en passe) fait de la politique. Un parti politique c’est quoi ? Un ensemble de personnes regroupées autours de mêmes valeurs qui débattent pour qu’un certain nombre de propositions soit faites et inventer la France de demain, la France à venir, la « France d’après ».
Car le monde change et la classe politique ne s’adapte pas toujours et se croit parfois obligée de mentir aux électeurs. Quand je vois les partisans de la rupture à droite organiser des caravanes d’été où le seul argument politique est de distribuer gratuitement aux baigneurs des tongs et des mots croisés arborant l’emblème de l’UMP, je me demande vraiment si c’est cela la rupture attendue par les français ?! Car oui une rupture est attendue, et oui une rupture doit avoir lieu. La politique moderne est devenue luttes de pouvoir, malversations, affaires secrètes, une politique qui s’essouffle. Le temps est venu d’une nouvelle façon de faire de la politique.
Le temps est venu de faire participer les citoyens à l’évolution de notre pays. Car la France est une république, et que dans une république c’est la société qui doit être l’acteur principal de la réforme ! Le dernier exemple en date : le mouvement social entraîné par le parachutage du Contrat Première Embauche. On a vu le résultat d’une politique oubliant de consulter les français et les partenaires sociaux. Cette politique là est inacceptable. Et non acceptée.
A cette vision honteuse et dépassée de la politique peuvent être proposée deux solutions majeures. La première c’est la démocratie participative. Celle-la même initiée par Romano Prodi en Italie, reprise en France par Bernard Kouchner et l’association Agir, puis par Ségolène Royal et son blog. Elle a fait ses preuves, faisons lui confiance, faisons confiance aux français. Dépassons le clivage traditionnel gauche / droite. Nous bénéficions aujourd’hui d’outils de communication pratiques, peu onéreux, quasi accessibles à tous. Profitons-en pour créer des forums institutionnels sur le web, des forums d’état. La deuxième passe par un changement de régime. Par une sixième république, une république primo-ministérielle avec un pouvoir parlementaire rehaussé en rupture avec la tradition gaullienne de pouvoir exécutif fort, trop fort. Tradition qui plane en France, mais également sur l’Europe.
Jean Jaurès disait : « Il ne faut pas avoir de regrets pour le passé, pas de remords pour le présent, et une confiance inébranlable en l’avenir ». Alors réformons notre société et sa politique, améliorons la vie dans notre pays. Pour une vie meilleure dans une France plus juste, unissons-nous pour une politique d’influence et non une politique de pouvoir !!!
C'est pourquoi j'ai créé un nouveau forum où l'on parle de la vie en société et de politique de manière constructive et sereine, forum où tout militant et sympathisant, quelque soit son bord politique puisse aporter sa pierre à l'édifice politique de notre pays à la façon démocratie participative. Venez débattre !!!
ilva le Chili), le Chili, la Norvège et la France (président J. Chirac ; et oui, il a fait des trucs bien, si si !!!), soutenue par une quarantaine d’autres pays. Elle repose sur une idée nouvelle : la contribution de solidarité internationale sur les billets d’avion adoptée à l’occasion de la Conférence de Paris des 28 février et 1er mars 2006 complémentaire de l’action des organisations internationales ou des instruments déjà existants, comme l’OMS, l’ONUSIDA, l’UNICEF (j'en profite pour faire ma petite pub pour l'UNICEF : http://www.unicef.fr).
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