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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 07 2006 22:24

Il y a aujourd’hui en France nécessité de repenser le système social de la petite enfance. En effet, même si les capacités d’accueil en crèche et école maternelle a doublé de 1975 à 1990, on assiste actuellement à la diminution du rythme de création des places, passant de 5000 par an en 1996 à 2000 en 2004 (Le monde diplomatique, novembre 2004). Ainsi, les places en crèches publiques deviennent « chères ». Or des gardes abordables et de bonne qualité ne contribuent pas seulement à instaurer un équilibre entre vie professionnelle et familiale, elles favorisent également le développement de l’enfant. Cette pénurie est issue d’une politique favorisant la garde privée à domicile et elle est telle que des groupes privés commencent à flairer la bonne affaire entraînant des inégalités autant économiques que géographiques (campagnes à l’abandon). Il y a ainsi 2 axes de réflexion à ouvrir : l’un sur la petite enfance et le travail parental, et le second sur le développement d’un service publique de la petite enfance.

Au R oyaume-Uni, le rapport Beveridge de 1942, qui est à la base du système social de l’après-guerre, considère que les femmes peuvent travailler avant la naissance des enfants mais que leur responsabilité principale consiste ensuite à s’occuper de leur progéniture. En France, les conséquences d’une grossesse sur la carrière professionnelle sont flagrantes. D’une part le recours au temps partiel, plus subit que choisi, est important : quasi nul pour les femmes sans enfants, 25% des mères ayant 1 enfant, 50% des mères ayant au moins 3 enfants. Et d’autre part il existe une réelle ségrégation professionnelle : en effet, à profession égalitaire, il y a 20% de femmes pour 80% d’hommes (enquête Emploi 2001). On peut ainsi facilement démontrer que la participation des femmes au marché du travail dépend directement de leurs responsabilités familiales.

Pour l’éducation de bébé, l’état français a créé deux types d’ « assurance maternité ». Le premier repose sur les congés maternels : 112 à 168 jours de congés selon le nombre d’enfants, rémunérés à 100% du salaire avec un plafond ; ils sont exclusivement maternels mais un congé paternité de 11 jours a été instauré sur les mêmes bases depuis 2002. Le second est l’Allocation Parentale d’Education (APE), mis en place en 1984 par le gouvernement Fabius, ressemble à un salaire maternel pour les femmes ayant un troisième enfant, puis étendu aux familles de deux enfants dont l’un d’eux a moins de trois ans en 1994. Il résulte de ces deux « indemnités grossesse » une chute de l’activité maternelle qui montre l’incohérence avec la politique actuelle visant à accroître le taux d’activité notamment féminin (prime pour l’emploi et autres) : on favorise une présence maternelle au foyer, mais pas trop ! On peut d’ailleurs noter l’échec de la politique infantile puisque plus de 75% des jeunes mères se disent obligées de travailler pour élever ses enfants. Il a donc été mis en place des aides fiscales pour inciter la garde à domicile, coûtant très chère, qui comme toutes déductions fiscales favorisent les familles aisées : plus les revenus sont élevés, plus les réductions d’impôts sont importantes.

Il serait donc intéressant de mettre en place une politique cohérente dans un sens ou dans l’autre : une présence maternelle réelle et durable auprès de l’enfant suivie d’une facilité et une égalité d’accès aux établissements publics de la petite enfance à partir d’un an. Dans le modèle suédois, les congés maternels ont été remplacés depuis 1974 par des congés parentaux rémunérés. Ils permettent de remplir certains objectifs : soutien financier proportionnel au revenu (environ 80% du salaire), une garantie de retour à l’emploi par maintien de la validité du contrat de travail, une égalité des sexes dans la vie familiale et professionnelle, et surtout un ben être de l’enfant, gardé par ses parents dans la petite enfance (480 jours fractionnables dont 180 pouvant être transférés à l’autre parent, et 60 réservés à chacun des deux parents). Puis l’enfant est envoyé dans des établissements publics facultatifs jusqu’à l’âge de scolarisation obligatoire. Ainsi, l’enfant est plus longtemps auprès de ses parents et les crèches ont une meilleure capacité étant donné que nombreuses places sont libérées (les enfants de moins d’un an étant chez leurs parents). En parlant de crèche, il me semble égalemment important de développer les crèches associatives, notamment sur le lieu de travail.

Le projet du parti socialiste pour 2007 innove en créant un service public de la petite enfance qui offre une série de services coordonnés autours de l’école maternelle et des collectivités locales, aujourd’hui dispersés, et dont les familles les plus en difficultés ne bénéficient pas toujours, notamment par méconnaissance : crèches, assistantes maternelles, aides médico-sociales, aides pédagogiques... De plus, afin de donner à tous les mêmes chances de réussir son parcours scolaire, la scolarisation sera rendue obligatoire dès l’âge de 3 ans.

Ainsi, je trouve que le projet socialiste, intéressant en ce qui concerne l’enfant, ne va pas assez loin concernant la petite enfance qui représente l’avenir de notre nation !!!

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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Lundi 26 juin 2006 1 26 06 2006 16:24
Copie d'une lettre envoyée à P. De Villiers :

Monsieur De Villiers,

 

       La peine de mort, sujet oublié par les français, pourtant ressorti occasionnellement par les medias lors des mises à mort américaines, a été abolie en 1981 par F. MITTERAND contre l’avis des français, plus d’un siècle après la prise de position publique de V. HUGO à l’Assemblée Nationale en 1848. Cependant elle reste un enjeu politique : en effet, sa réintroduction dans notre pays est mentionnée dans votre programme électoral, M. De Villiers, au même titre que l’abolition de l’Interruption Volontaire de Grossesse et autres libertés.

 
       Je commencerai par vous prouver que cette restauration est quelque chose de totalement déplacé. En effet, nombreuses institutions la rejettent par l’intermédiaire d’articles, et notamment la convention européenne de 1983 dont l’article 1 précise que « la peine de mort est abolie ; nul ne peut être condamné à une telle peine ou exécuté ». Bien sûr, cela ne vous dérange en aucun cas puisque l’Union Européenne, que vous n’aimez pas, vous souhaitez la quitter. C’est un point qui vous oppose à de nombreux français et j’en suis ravi, étant personnellement impliqué dans la promotion de nos institutions européennes. Victor HUGO, célèbre précurseur de la littérature militante disait : « La France a de cela d’admirable qu’elle est destinée à mourir ; la France deviendra l’Europe ».

 
       En matière de peine de mort, la situation a évolué de manière remarquable depuis 1977, où 16 pays seulement l’avaient abolie (conférence internationale sur la peine capitale de Stockholm proposée et organisée par Amnesty International), alors qu’ils sont aujourd’hui plus de 80. Réjouissons nous de faire désormais partie de ces pays humanistes. Nous, citoyens de la France, pays des droits de l’homme. Pourquoi, alors que la ligne de conduite mondiale a tendance à supprimer ce fléau, voulez-vous revenir en arrière ? Régression sociale digne de votre situation extrême dans le panorama de la droite française. Mais cela ne m’étonne pas de vous car en terme de régression vous êtes vainqueur (enfin un domaine qui vous réussit) ; en effet, l’ancienne société reposait sur 3 piliers : le prêtre, le roi, le bourreau. je n’aurais pas de mal à montrer, qu’en temps que fervent catholique, figure française du royalisme et restaurateur (avec toutes les connotations liées à la restauration, période historique de la re-monarchisation de notre nation) de la peine capitale, vous incarnez à part entière, monsieur, cette société féodale. Il me semble qu’il est grand temps de passer à autre chose, ce serait oublier ce pour quoi tant de révolutionnaires ont offert leurs vies.

     Sans cesse contestée, de Montesquieu à Badinter, la peine de mort est équivalente à la torture (pourtant abolie depuis le 18ième siècle en France). En effet, entre la sentence et l’acte final, nous ne pouvons ignorer les ouragans et autres tempêtes sous un crâne. C’est ainsi une double peine : douleur physique liée à l’acte lui-même, douleur morale liée à l’attente. Montesquieu a dit « suivons la nature qui a donné aux hommes la honte comme leur fléau, et que la plus grande partie de leur peine soit l’infamie d’en souffrir ». Sans oublier l’article 5 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui annonce que nul n’est soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ainsi, la peine capitale s’oppose en un premier point aux droits de l’homme. Elle s’y oppose en un deuxième point, encore plus flagrant : l’article 3 de cette même DDHC prône que « Tout individu a le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Je pourrais citer également la loi de bioéthique de 2004 qui assure l’inviolabilité du corps et de la vie humaine. Mais arrêtons là les références légales, vous n’en avez que faire...

 
       N’oubliez pas que toute peine disproportionnée est décrédibilisée. En effet, toute loi pénale a de moins en puissance ce qu’elle a de trop en sévérité. D’ailleurs, il a été montré que la mise en place de la peine capitale pour un délit est suivie d’une diminution de la fréquence de ces délits à court terme, puis une ré-élévation pour revenir au point de départ. C’est-à-dire qu’elle est tout simplement inefficace. Cesare Beccaria a montré dès le 18ième siècle que l’efficacité d’une peine relevait moins de sa sévérité que de sa durée. En effet, il me semble qu’une punition est un moyen de permettre progressivement à l’individu d’évoluer et progresser dans le sens du « bien » en se remettant en question, ce qui est en totale contradiction avec la peine de mort.

 
       De plus, cette sentence ne touche pas que le condamné. Ce serait oublié la famille et tout son entourage. Tous ces innocents qui auront à souffrir de la disparition d’un fils, d’une fille, d’un mari, d’une femme, d’un père, d’une mère... En parlant de mère, vous vous rappelez de la célèbre lettre au président Chirac intitulée « Je vous demande le droit de mourir » de Vincent IMBERT, accidenté de la route, et toute l’affaire qui s’en suit ? Comment arriverez vous à expliquer aux français pourquoi l’euthanasie à la demande du bénéficiaire est pénalement un crime et que l’atteinte à l’intégrité corporelle vitale décidée par l’Etat (par l’intermédiaire d’un juge et de 12 jurés) ne le serait pas ? Et que faites vous des exemples d’innocentés américains après leur exécution ?

 
       Enfin, pour finir, je citerai un autre grand citoyen français, Jean Jaurès qui a dit « la peine de mort détourne les nations de la recherche des responsabilités sociales dans le crime ». Bien sûr, nous le connaissons votre faux « socialisme » à coup d’exclusions raciales, culturelles et cultuelles. Mais soulignons qu’en grande partie la criminalité vient en généralité de la misère, autant sociale que psychique. Ainsi, plus qu’humain, le combat contre la peine de mort est une lutte politique et sociale ! D’où la priorité du travail social, d’où l’importance de la prévention face à la répression. « Donnez du travail aux hommes, vous les rendrez honnêtes gens » disait Voltaire. N’oubliez pas M. De Villiers, la justice n’est pas la vengeance de la société !

 
       Pour toutes ces raisons, seul l’air de notre société doit dans un temps donné être capable de donner la peine de mort. HUGO a dit « La peine capitale est abolie par les politiques, remise en place par les bourreaux ». Oui monsieur, parce que vous voulez remettre au goût du jour la peine de mort, vous êtes, à mes yeux, un bourreau ! Cependant, j’aime à noter que Robespierre n’était, en 1791, pas favorable à la peine de mort ; ainsi paradoxalement s’ouvre ainsi l’espoir que vous changiez d’horizons funèbres...

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 06 2006 23:06

Pour Jacques Henrard (représentant du mouvement « Associatif Organisme », ex secrétaire général de la FCPE), « la démocratie possède 3 piliers : bien entendu le politique qui en dernier ressort décide, mais après consultation du monde syndicale et du pilier du monde associatif ».

Depuis plusieurs années les citoyens français se désintéressent de la politique (sont ils alors encore citoyens ?). C’est un bien triste constat. En effet, les taux d’abstention ont tendance à exploser, les affaires type Clerstream qui devraient chagriner les français jusqu’au plus profond d’eux-mêmes sont délaissées... Seuls points positifs récents sont les mouvements sociaux anti-CPE et le passage au-delà des 200 000 adhérents des deux plus gros partis politiques français (cela dit, 400 000 militants sur 60 millions de français me semble un peu juste...). Aller voter serait-il devenu l’acte de déculpabilisation pour certains, et inutile pour les autres ?! Parce que la démocratie est basée sur le principe de faire de chaque citoyen un créateur, il est plus que jamais indispensable d’accomplir ses devoirs de citoyens.
La classe d’âge où le phénomène est le plus alarmant est bien évidemment notre jeunesse. Comment prédire un avenir équilibré à notre nation si nous ne prenons pas part à sa construction, et donc à la vie politique française et internationale (dont l’Europe !!!) ? Notons que notre rejet de la politique, par l’abstentionnisme électoral, permet aux extrêmes, et notamment de droite, d’infester notre pays. Je conçois que la politique, de la manière dont elle se pratique actuellement (lutte de pouvoir, malversations, affaires secrètes), ne donne pas envie de s’y intéresser et de prendre part aux débats. Mais comme disait Gramsci, si une organisation ne nous plait pas, prenons en la direction ! Et je salue encore une fois, la merveilleuse initiative de Romano Prodi d’abord, puis Bernard Kouchner, qui développe la notion de démocratie participative dans notre pays. 

A l’échelle du syndicalisme, je prierai juste nos concitoyens d’écouter béatement ce que disent certains à leur sujet, et de renseigner par eux-mêmes. L’exemple type : le mouvement pour le retrait du CPE à Tours. L’UNEF s’est vu être accusée à tort d’avoir organisé des actions coup de poing ridicules auxquelles elle avait voté contre. Ne serait-ce pas une forme d’assistanat médiatique ?!

Récemment Ségolène s’est dite favorable à placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales ». Replacé dans un contexte général, elle prône la répression là où elle est inutile, la preuve en est la politique de Nicolas Sarkosy dans les cités depuis son couronnement au ministère amer de l’intérieur. Quand s’attaquerons nous aux réels problèmes de ces quartiers défavorisés, c'est-à-dire à l’intégration, à la solidarité, à l’éducation dans ces quartiers ?! En réponse à ces défauts qui sont notamment un défaut de présence du service public, on observe une réduction du personnel adulte dans les établissements scolaires, une diminution des crédits alloués aux associations. Quand instaurerons-nous une réelle politique de prévention, et surtout, quand l’humanité reprendra le dessus sur les restrictions budgétaires à tout va ?! Donnons les moyens aux associations de fonctionner, aidons leur création. Ce sont elles qui, au quotidien, au niveau local voir national, sont à la base de la vie citoyenne dans notre pays. Comme on entend dire : « tant qu’ils sont à l’école, ils ne font pas de conneries dans les rues ». Réaction primaire mais pas inexacte, qui fonctionne également avec les activités extrascolaires proposées par les diverses associations.

Jean Jaurès disait : « Il ne faut pas avoir de regrets pour le passé, pas de remords pour le présent, et une confiance inébranlable en l’avenir ». Alors faisons évoluer notre société, améliorons la vie dans notre pays. Pour une vie meilleure dans une France plus juste, investissons nous dans nos associations, adhérons à nos syndicats, militons pour nos partis politiques : faites le choix d’être partisans !!!

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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Mardi 6 juin 2006 2 06 06 2006 18:25

Nombreux sont ceux qui voient en Ségolène Royal l’« élue » du Parti Socialiste. Cette femme politique née à Dakar (Sénégal)  est diplômée de Sciences Po dès 1978, de l’Ecole Nationale d’Administration en 1980, puis passe le concours d’avocat en 1994. Après avoir été conseillère technique au secrétériat générale de la présidence de la République (jeunesse et sports, affaires sociales) nommée par Jacques ATTALI, elle est parachutée par François MITTERAND dans les Deux-Sèvres et devient député de la circonscription de Saint-Maixent-l’Ecole. Elle est nomée ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy de 1992 à 1993 où elle s’attache au recyclage des déchets (loi de juillet 1992), à la lutte contre les nuisances sonores, et au schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. De 1997 à 2000 elle est ministre déléguée à l’enseignement scolaire où elle relance les zones d’éducation prioritaire, crée de fonds sociaux pour les élèves, favorise la création de classe, instaure l’apprentissage des langues étrangères à l’école maternelle, rend obligatoire l’instruction civique au brevet des collèges, fait voter la loi contre le bizutage... Nommée ministre déléguée à la famille et à l’enfance en 2001, elle est élue présidente de la région Poitou-Charente en avril 2004.

Décrétée candidate préférée des français par les média, Ségolène Royal fuit depuis sa déclaration à la candidature interne tous les débats télévisés. Depuis le début du printemps elle exprime peu à peu ses opinions et ses projets pour la France. Pour avoir annoncé qu’elle soutenait Tony Blair dans le Financial Times à propos du réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes, les militants socialistes et les media lui colle une étiquette blairiste avec les connotations libérales et atlantistes qui en découlent. Elle déclare ne pas être contre des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35h, etc.). Récemment, elle se dit favorable à placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales ». Il y a quelques jours elle dressait un constat négatif sur les 35h sur son blog dénonçant des inégalités et oubliant les créations d’emplois qui en ont découlées.
 
Ce discours qui prône la fermeté et la répression sont contraires aux idées du Parti Socialiste, comme l’a annoncé François Hollande, qui a toujours préféré la prévention face à un état pénal. Ségolène Royal rejoint ici les méthodes de Nicolas Sarkosy et devient populaire aux yeux des électeurs de la droite et de l’extrême droite !!! Madame Royal, ne faisons pas du mensonge l’oxygène de la respiration sociale. Les militants socialistes se battent pour des convictions, et non pour vous. Je me bats pour les idées du Parti Socialiste et de la gauche française, je désire plus que tout au monde que, par les élections présidentielles de 2007, elles puissent être concrétisées. Mais vous n’êtes pas à mes yeux la candidate qui porte le mieux les couleurs du socialisme. Les élections feront de nous les vainqueurs si le candidat du Parti Socialiste est élu pour avoir représenté les valeurs de son parti. Perdre les élections sera une victoire pour le socialisme si vous maintenez votre candidature et vos propos. Alors, gagner oui, mais pas à n’importe quel prix !!!
Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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Dimanche 7 mai 2006 7 07 05 2006 12:15

Bernard KOUCHNER crée la fabrique démocratique. suite à un constat simple sur la représentation politique en France et ses méthodes, il propose à chacun de venir s’exprimer à des débats :

      « Nous sommes ensemble pour qu’un certain nombre de proposition soient faites, qui viendront éclairer, renforcer, initier un certain nombre de réflexions qui sont nécess aires dans ce pays. parce que la mondialisation dans un premier temps nous a certainement fait du tort, nous qui, les français, n’y étions pas préparés. et pourtant, c’était facile de la voir venir, de voir venir ce mouvement qui depuis 20 ou 30 ans apportait ces changements et sa brutalité. Inventons la France à venir. Celle d’aujourd’hui s’angoisse. Elle ne sait pas où elle va. Les Français n’ont plus d’espoir, plus de foi dans leur pays. Ils se sentent démunis face au monde qui vient, enfermés dans des castes et des habitudes de pensée. Ils ont perdu le goût du risque.
      Comme d’habitude, les premières victimes de cette situation sont les plus faibles : jeunes sans horizon, pauvres sans protection, minorités privées de projet collectif. Notre pays, pourtant, est riche de talents et d’énergies qui ne demandent qu’à s’employer, plein d’idées, plein de générosité. Il doit retrouver son rang et son rôle, réapprendre le goût du risque et l’audace du changement.

      Je veux qu’ensemble nous tracions de nouvelles perspectives, que nous inventions une autre France, plus courageuse, plus responsable, plus humaine. C’est pour cela que j’ai décidé de lancer la Fabrique démocratique pour inventer ensemble la France à venir. »

      « Le monde change, la France change, et la classe politique ne s’adapte pas toujours au temps qui vient. elle reste prisonnière des idées reçues et des périodes de grandes croissance. et hélas, trop souvent elle se croit obliger de mentir pour faire plaisir aux électeurs. et depuis trop longtemps, peut être parce qu’on sait que les responsables dévient parfois de la réalité et de la vérité, les partis ne sont plus à l’écoute des français, et les français s’en rendent compte. et les partis politiques le font de leur côté, en imposant parfois des solutions, en tenant rarement compte de ce que pensent nos compatriotes sur les sujets qui touchent leur vie quotidienne. les français me paraissent plus intelligents, ou au moins plus vifs que leurs partis politiques. les français savent beaucoup que ce qu’on croit sur ce qui les attend, sur la manière ça se déroulera, et comment on doit faire face. »

      " Aujourd’hui nous sommes dans l’urgence, la France a vraiment besoin de débats, la France a besoin de clarification qui trancherait avec la culture frileuse du non choix que nous subissons depuis des années comme s’il suffisait d’avoir un passé glorieux pour assurer l’avenir. vous le savez, donc cessons de se mentir et sortons de la position élitiste de la politique fondée sur l’idée que notre peuple ne peut pas comprendre les enjeux d’un monde complexe. le temps est venu d’une nouvelle façon de faire de la politique, alors nous affronterons la globalisation en position de challenger sinon de vainqueur. j’ai voulu venir à la rencontre des français non pas pour leur expliquer ce qu’ils savent déjà mais pour les écouter. écouter leurs attentes et recueillir leurs idées et leurs propositions. c’est en dialoguant avec les français que nous pourrons relancer notre pays. ce que j’entreprends là c’est l’invention d’une nouvelle méthode que certains ont porté dans la gauche italienne et que je voudrai voir fonctionner en France.
      et quand on parle de méthode, on se trouve dans l’actualité la plus brûlante : on vient de voir le résultat avec le CPE quand un gouvernement oublie de consulter les français. si le gouvernement avait fait ce qu’il aurait dû faire, consulter les français, il aurait éviter de proposer cette mesure qui va à l’encontre du droit le plus élémentaire, et il n’aurait même pas proposer qu’au début du 21ième siècle, dans ce pays la France qui a connu tant de luttes ouvrières et de conquêtes ouvrières on puisse congédier un salarié sans lui en fournir le motif. Comment peut attenter ainsi à la dignité élémentaire ?! ça ne veut pas dire qu’on va déclencher immédiatement l’appel aux prud’hommes, ça veut dire qu’on va, les yeux dans les yeux, lui donner des explications. quant à la méthode, écouter les gens une fois qu’on a décidé c’est quand même prendre les gens pour des ballots. et l’excuse qui venait à l’appui de cette décision brutale c’était la mondialisation. et je juge que ce n’est pas une excuse valable pour faire n’importe quoi, au contraire. comme beaucoup d’entre vous je suis conscient des contraintes qu’elle fait peser sur notre économie et aussi des opportunités qu’elle offre, mais là, la méthode utilisée est proprement inacceptable et d’ailleurs elle n’est pas acceptée.
      la France n’est pas une monarchie, et dans une république la société doit être l’acteur premier de la réforme. c’est en écoutant ce que nous pourrons construire ensemble que nous inventerons un programme pour la France à venir. ça ne veut pas dire qu’on ne tiendra pas compte des partis politiques, au contraire, mais que la fabrique démocratique est un lieu où chacun pourra venir parler de ce qui lui tient à cœur et sur lequel il a des propositions à exposer, un lieu où je serais d’abord à votre écoute afin de formuler grâce à vous tous les mesures concrètes fondées sur ce que vous jugez bon. "

 

Par Olivier GUILLARD - Publié dans : Actualité et Politique
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