La question chypriote :
Chypre, indépendante du Royaume-uni depuis 1960, subit en 1974 un coup d’état nationaliste grec ayant pour but de rallier l’île à la Grèce. En réaction l’armée turque intervient au nord de l’île divisant l’île en République Turque de Chypre Nord et République de Chypre (Sud, grecque). Cet évènement contribue à l’effondrement du régime dictatorial grec la même année. Au referendum de 2004, 75,88% des chypriotes turcs votent en faveur du plan de réunification de l’île proposé par K. Annan (ONU) alors que 65% des chypriotes grecs se prononcent contre. Cependant les ports et aéroports turcs restent fermés aux navires et avions chypriotes grecs.
La question arménienne :
A la sortie de la 1ère guerre mondiale, le sultan de l’Empire Ottoman (divisé en multiples protectorats européens occidentaux) fait expulser, massacrer, piller et laisser mourir de froid et faim la communauté arménienne accusée de trahison militaire. Après passage à un régime démocratique et trois changements de constitution, l’état turc aujourd’hui reconnaît ce massacre mais rechigne à dédommager les descendants d’arméniens déportés en raison de la somme colossale mise en jeu. Cependant, bien qu’il n’existe pas de jurisprudence pour l’ensemble des arméniens, le gouvernement dédommage au cas par cas après jugement de la cour européenne de justice. Arès avoir noter que les pays européens et la France notamment peuvent difficilement se positionner en donneur de leçon sur ces sujets, on peut conclure à la nécessité du devoir de mémoire.
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