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Actualité et Politique

Vendredi 28 avril 2006 5 28 04 2006 23:34
Bonjour tout le monde !
voici mon blog : un regroupement d'info, de politique, d'humanitaire, de liens...
bonne visite
Par Olivier
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Samedi 29 avril 2006 6 29 04 2006 14:28
La loi Sarkosy sur l'immigration de 2002 va être à nouveau réformée à peine 3 ans plus tard. Cette révision va aggraver les droits des migrants et de leur famille. En plus de généraliser pour l'obtention des titres de séjour une condition de "bonne intégration" sans proposer de pistes pour la favoriser ni l'avaluer, et de désintégrer des familles, la loi CESEDA restreint les possibilités de contester les décisions administratives devant les tribunaux. Il est je pense inutile de réaliser un catalogue des points néfastes de ce projet ; en effet, elle ne fait qu'augmenter les délais d'attente et multiplier les conditions nécessaires pour l'obtention des titres de séjour, entraînant une nouvelle dégradation de la condition des immigrés déjà peu favorisée par les textes antérieurs.

Je partirai d'un exemple : France Télévision a rélisé un reportage sur une mère et sa fille scolarisée en CM2 dans un établissement scolaire public français, toutes deux rwandaises en situation irrégulière. La mère a perdu son mari, un fils, une fille, massacrés à coup de machette dans la rue au Congo. La jeune fille partage la culture TF1 des jeunes français. Elles ont 30 jours pour regagner leur pays.

Le gouvernement refuse ces personnes dans notre pays sous prétexte que nous n'avons ni logement ni travail à leur fournir. On nous dit qu'ils vivront dans une situation précaire, exploités, sacrifiés. On nous dit que notre pays a déjà suffisamment de mal à assumer sa situation économique. Mais que fuient-ils pour quitter leur famille, leur pays, leur culture ? En fait, l'état français préfère donner du travail à ses électeurs que sauver la vie des étrangers. Car en effet, ces hommes, ces femmes, ces enfants, que le gouvernement reconduit aux frontières, personne ne peut décemment ignorer leur avenir. Que propose le gouvernement pour remédier à leur sort ? Il envoie des troupes de l'armée française soutenir un régime dictatorial au Tchad et mène une politique françafricaine en continuité du colonialisme. Il est certes bien plus facile aux français de se déculpabiliser en faisant des dons aux associations humanitaires qu'en partageant son travail et son pays. Mais que les français se rassurent, il est évident qu'actuellement en France, à compétence égale, un "français de souche" a plus de chance de trouver un emploi qu'un homme ou une femme d'origines étrangères. La préférence nationale est déjà établie...

A l'occasion de la fête de l'Europe le 9 mai, je rappelle que l'Union Européenne est née de la volonté de deux hommes à faire du charbon et de l'acier, matières premières symboles de la seconde guerre mondiale, une image de paix et d'amitié à travers un marché commun. Cette volonté de mettre l'économie au service de l'entraide sociale s'est retrouvée lors de l'élargissement de l'Union Européenne au profit des pays d'Europe de l'Est. Pourquoi cet élan de générosité ne s'étendrait pas plus loin encore ? D'autant plus que ces hommes, femmes, et enfants, pour la plupart sont déjà sur notre territoire et particient à la vie économique, sociale et culturelle de notre pays.

Parlons en de la culture. On nous dit que l'immigration "subie" correspond à un sacrifice de notre culture au prix d'une autre. Notre culture est constituée de peintres, sclupteurs, musiciens, économistes, historiens français, mais également issus de vagues d'immigration, de différentes guerres, de l'époque coloniale... Regarder les divertissements TF1 est un sacrifice de notre culture, accepter l'immigration est un enrichissement ! Pour certains, les criminels qui brûlent des femmes dans les rues sont inclus dans la culture musulmane. Arrêtons les amalgames, que les partis politiques de droite arrêtent de jouer avec la peur des français !

Toutefois, la relance du débat sur l'immigration par N. Sarkosy en ces temps de campagne électorale, à un moment où la jeunesse de ce pays, notamment de gauche, est encore toute frétillante au sortir des mouvements sociaux pour le retrit du Contrat Première Embauche, aura participée, j'espère, à la décrédibilisation du discours de l'extrême droite française et de son hantise : "l'islamisation de nos écoles" ! Elle permet également, en toute logique, l'inclusion dans les programmes électoraux de mesures précises à son propos.

Que chacun y mette du sien pour faire comprendre aux français que ce n'est pas la faute des immigrés s'il y a 9,5% de chômage en France. Les hommes et notamment les français ont fondé des sociétés capables de réfléchir, d'étudier, de produire plus qu'ils n'ont besoin. La France a du travail, de l'argent, de la nourriture (d'ailleurs : qui récolte le cacao, le café, le coton ?), partageons nos richesses !

                                                                                                           Olivier
Par Olivier GUILLARD
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Dimanche 7 mai 2006 7 07 05 2006 12:15

Bernard KOUCHNER crée la fabrique démocratique. suite à un constat simple sur la représentation politique en France et ses méthodes, il propose à chacun de venir s’exprimer à des débats :

      « Nous sommes ensemble pour qu’un certain nombre de proposition soient faites, qui viendront éclairer, renforcer, initier un certain nombre de réflexions qui sont nécess aires dans ce pays. parce que la mondialisation dans un premier temps nous a certainement fait du tort, nous qui, les français, n’y étions pas préparés. et pourtant, c’était facile de la voir venir, de voir venir ce mouvement qui depuis 20 ou 30 ans apportait ces changements et sa brutalité. Inventons la France à venir. Celle d’aujourd’hui s’angoisse. Elle ne sait pas où elle va. Les Français n’ont plus d’espoir, plus de foi dans leur pays. Ils se sentent démunis face au monde qui vient, enfermés dans des castes et des habitudes de pensée. Ils ont perdu le goût du risque.
      Comme d’habitude, les premières victimes de cette situation sont les plus faibles : jeunes sans horizon, pauvres sans protection, minorités privées de projet collectif. Notre pays, pourtant, est riche de talents et d’énergies qui ne demandent qu’à s’employer, plein d’idées, plein de générosité. Il doit retrouver son rang et son rôle, réapprendre le goût du risque et l’audace du changement.

      Je veux qu’ensemble nous tracions de nouvelles perspectives, que nous inventions une autre France, plus courageuse, plus responsable, plus humaine. C’est pour cela que j’ai décidé de lancer la Fabrique démocratique pour inventer ensemble la France à venir. »

      « Le monde change, la France change, et la classe politique ne s’adapte pas toujours au temps qui vient. elle reste prisonnière des idées reçues et des périodes de grandes croissance. et hélas, trop souvent elle se croit obliger de mentir pour faire plaisir aux électeurs. et depuis trop longtemps, peut être parce qu’on sait que les responsables dévient parfois de la réalité et de la vérité, les partis ne sont plus à l’écoute des français, et les français s’en rendent compte. et les partis politiques le font de leur côté, en imposant parfois des solutions, en tenant rarement compte de ce que pensent nos compatriotes sur les sujets qui touchent leur vie quotidienne. les français me paraissent plus intelligents, ou au moins plus vifs que leurs partis politiques. les français savent beaucoup que ce qu’on croit sur ce qui les attend, sur la manière ça se déroulera, et comment on doit faire face. »

      " Aujourd’hui nous sommes dans l’urgence, la France a vraiment besoin de débats, la France a besoin de clarification qui trancherait avec la culture frileuse du non choix que nous subissons depuis des années comme s’il suffisait d’avoir un passé glorieux pour assurer l’avenir. vous le savez, donc cessons de se mentir et sortons de la position élitiste de la politique fondée sur l’idée que notre peuple ne peut pas comprendre les enjeux d’un monde complexe. le temps est venu d’une nouvelle façon de faire de la politique, alors nous affronterons la globalisation en position de challenger sinon de vainqueur. j’ai voulu venir à la rencontre des français non pas pour leur expliquer ce qu’ils savent déjà mais pour les écouter. écouter leurs attentes et recueillir leurs idées et leurs propositions. c’est en dialoguant avec les français que nous pourrons relancer notre pays. ce que j’entreprends là c’est l’invention d’une nouvelle méthode que certains ont porté dans la gauche italienne et que je voudrai voir fonctionner en France.
      et quand on parle de méthode, on se trouve dans l’actualité la plus brûlante : on vient de voir le résultat avec le CPE quand un gouvernement oublie de consulter les français. si le gouvernement avait fait ce qu’il aurait dû faire, consulter les français, il aurait éviter de proposer cette mesure qui va à l’encontre du droit le plus élémentaire, et il n’aurait même pas proposer qu’au début du 21ième siècle, dans ce pays la France qui a connu tant de luttes ouvrières et de conquêtes ouvrières on puisse congédier un salarié sans lui en fournir le motif. Comment peut attenter ainsi à la dignité élémentaire ?! ça ne veut pas dire qu’on va déclencher immédiatement l’appel aux prud’hommes, ça veut dire qu’on va, les yeux dans les yeux, lui donner des explications. quant à la méthode, écouter les gens une fois qu’on a décidé c’est quand même prendre les gens pour des ballots. et l’excuse qui venait à l’appui de cette décision brutale c’était la mondialisation. et je juge que ce n’est pas une excuse valable pour faire n’importe quoi, au contraire. comme beaucoup d’entre vous je suis conscient des contraintes qu’elle fait peser sur notre économie et aussi des opportunités qu’elle offre, mais là, la méthode utilisée est proprement inacceptable et d’ailleurs elle n’est pas acceptée.
      la France n’est pas une monarchie, et dans une république la société doit être l’acteur premier de la réforme. c’est en écoutant ce que nous pourrons construire ensemble que nous inventerons un programme pour la France à venir. ça ne veut pas dire qu’on ne tiendra pas compte des partis politiques, au contraire, mais que la fabrique démocratique est un lieu où chacun pourra venir parler de ce qui lui tient à cœur et sur lequel il a des propositions à exposer, un lieu où je serais d’abord à votre écoute afin de formuler grâce à vous tous les mesures concrètes fondées sur ce que vous jugez bon. "

 

Par Olivier GUILLARD
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Mardi 6 juin 2006 2 06 06 2006 18:25

Nombreux sont ceux qui voient en Ségolène Royal l’« élue » du Parti Socialiste. Cette femme politique née à Dakar (Sénégal)  est diplômée de Sciences Po dès 1978, de l’Ecole Nationale d’Administration en 1980, puis passe le concours d’avocat en 1994. Après avoir été conseillère technique au secrétériat générale de la présidence de la République (jeunesse et sports, affaires sociales) nommée par Jacques ATTALI, elle est parachutée par François MITTERAND dans les Deux-Sèvres et devient député de la circonscription de Saint-Maixent-l’Ecole. Elle est nomée ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy de 1992 à 1993 où elle s’attache au recyclage des déchets (loi de juillet 1992), à la lutte contre les nuisances sonores, et au schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. De 1997 à 2000 elle est ministre déléguée à l’enseignement scolaire où elle relance les zones d’éducation prioritaire, crée de fonds sociaux pour les élèves, favorise la création de classe, instaure l’apprentissage des langues étrangères à l’école maternelle, rend obligatoire l’instruction civique au brevet des collèges, fait voter la loi contre le bizutage... Nommée ministre déléguée à la famille et à l’enfance en 2001, elle est élue présidente de la région Poitou-Charente en avril 2004.

Décrétée candidate préférée des français par les média, Ségolène Royal fuit depuis sa déclaration à la candidature interne tous les débats télévisés. Depuis le début du printemps elle exprime peu à peu ses opinions et ses projets pour la France. Pour avoir annoncé qu’elle soutenait Tony Blair dans le Financial Times à propos du réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes, les militants socialistes et les media lui colle une étiquette blairiste avec les connotations libérales et atlantistes qui en découlent. Elle déclare ne pas être contre des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35h, etc.). Récemment, elle se dit favorable à placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales ». Il y a quelques jours elle dressait un constat négatif sur les 35h sur son blog dénonçant des inégalités et oubliant les créations d’emplois qui en ont découlées.
 
Ce discours qui prône la fermeté et la répression sont contraires aux idées du Parti Socialiste, comme l’a annoncé François Hollande, qui a toujours préféré la prévention face à un état pénal. Ségolène Royal rejoint ici les méthodes de Nicolas Sarkosy et devient populaire aux yeux des électeurs de la droite et de l’extrême droite !!! Madame Royal, ne faisons pas du mensonge l’oxygène de la respiration sociale. Les militants socialistes se battent pour des convictions, et non pour vous. Je me bats pour les idées du Parti Socialiste et de la gauche française, je désire plus que tout au monde que, par les élections présidentielles de 2007, elles puissent être concrétisées. Mais vous n’êtes pas à mes yeux la candidate qui porte le mieux les couleurs du socialisme. Les élections feront de nous les vainqueurs si le candidat du Parti Socialiste est élu pour avoir représenté les valeurs de son parti. Perdre les élections sera une victoire pour le socialisme si vous maintenez votre candidature et vos propos. Alors, gagner oui, mais pas à n’importe quel prix !!!
Par Olivier GUILLARD
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 06 2006 23:06

Pour Jacques Henrard (représentant du mouvement « Associatif Organisme », ex secrétaire général de la FCPE), « la démocratie possède 3 piliers : bien entendu le politique qui en dernier ressort décide, mais après consultation du monde syndicale et du pilier du monde associatif ».

Depuis plusieurs années les citoyens français se désintéressent de la politique (sont ils alors encore citoyens ?). C’est un bien triste constat. En effet, les taux d’abstention ont tendance à exploser, les affaires type Clerstream qui devraient chagriner les français jusqu’au plus profond d’eux-mêmes sont délaissées... Seuls points positifs récents sont les mouvements sociaux anti-CPE et le passage au-delà des 200 000 adhérents des deux plus gros partis politiques français (cela dit, 400 000 militants sur 60 millions de français me semble un peu juste...). Aller voter serait-il devenu l’acte de déculpabilisation pour certains, et inutile pour les autres ?! Parce que la démocratie est basée sur le principe de faire de chaque citoyen un créateur, il est plus que jamais indispensable d’accomplir ses devoirs de citoyens.
La classe d’âge où le phénomène est le plus alarmant est bien évidemment notre jeunesse. Comment prédire un avenir équilibré à notre nation si nous ne prenons pas part à sa construction, et donc à la vie politique française et internationale (dont l’Europe !!!) ? Notons que notre rejet de la politique, par l’abstentionnisme électoral, permet aux extrêmes, et notamment de droite, d’infester notre pays. Je conçois que la politique, de la manière dont elle se pratique actuellement (lutte de pouvoir, malversations, affaires secrètes), ne donne pas envie de s’y intéresser et de prendre part aux débats. Mais comme disait Gramsci, si une organisation ne nous plait pas, prenons en la direction ! Et je salue encore une fois, la merveilleuse initiative de Romano Prodi d’abord, puis Bernard Kouchner, qui développe la notion de démocratie participative dans notre pays. 

A l’échelle du syndicalisme, je prierai juste nos concitoyens d’écouter béatement ce que disent certains à leur sujet, et de renseigner par eux-mêmes. L’exemple type : le mouvement pour le retrait du CPE à Tours. L’UNEF s’est vu être accusée à tort d’avoir organisé des actions coup de poing ridicules auxquelles elle avait voté contre. Ne serait-ce pas une forme d’assistanat médiatique ?!

Récemment Ségolène s’est dite favorable à placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales ». Replacé dans un contexte général, elle prône la répression là où elle est inutile, la preuve en est la politique de Nicolas Sarkosy dans les cités depuis son couronnement au ministère amer de l’intérieur. Quand s’attaquerons nous aux réels problèmes de ces quartiers défavorisés, c'est-à-dire à l’intégration, à la solidarité, à l’éducation dans ces quartiers ?! En réponse à ces défauts qui sont notamment un défaut de présence du service public, on observe une réduction du personnel adulte dans les établissements scolaires, une diminution des crédits alloués aux associations. Quand instaurerons-nous une réelle politique de prévention, et surtout, quand l’humanité reprendra le dessus sur les restrictions budgétaires à tout va ?! Donnons les moyens aux associations de fonctionner, aidons leur création. Ce sont elles qui, au quotidien, au niveau local voir national, sont à la base de la vie citoyenne dans notre pays. Comme on entend dire : « tant qu’ils sont à l’école, ils ne font pas de conneries dans les rues ». Réaction primaire mais pas inexacte, qui fonctionne également avec les activités extrascolaires proposées par les diverses associations.

Jean Jaurès disait : « Il ne faut pas avoir de regrets pour le passé, pas de remords pour le présent, et une confiance inébranlable en l’avenir ». Alors faisons évoluer notre société, améliorons la vie dans notre pays. Pour une vie meilleure dans une France plus juste, investissons nous dans nos associations, adhérons à nos syndicats, militons pour nos partis politiques : faites le choix d’être partisans !!!

Par Olivier GUILLARD
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